News on fire

« Ça » de Andy Muschietti – La chronique qui a avalé un clown ! COUP DE CŒUR !

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Ça de Andy Muschietti

Le Pitch : À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »…  Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou…

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COUP DE COEUR !

Vertigineuse cette adaptation de « Ça ». Un vrai Rollercaster émotionnel. On en sort avec le tournis tellement ce film est riche et généreux.

Andy Muschietti, réalisateur d’un « Mama » halluciné et hautement recommandable sorti en 2013, adapte avec talent la saga « Ça » du Maître de l’Horreur, Stephen King. Un de ses plus grands chefs-d’oeuvre, sorti en 1986, qui a traumatisé des générations de lecteurs et dont la lecture après la vision de ce film va vous sembler tout bonnement indispensable.

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Ça de Stephen King

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Mama – Andy Muschietti

Muschietti réussit à conserver la viscéralité du livre et à nous délivrer le film nostalgique le plus dérangeant, surfant sur nos peurs et traumas d’enfance.

Tour à tour drôle, émouvant, poignant, effrayant, le réalisateur saute allègrement d’une ambiance à l’autre nous faisant passer du rire attendri à la pure terreur en quelques secondes. Et ça marche ! Les scènes d’épouvante sont dès lors d’autant plus prégnantes et inscrites dans la mémoire rétinienne, même si elles restent sages à l’arrivée. Peut-être le petit bémol du film mais ça le rend très accessible. Du coup, tu n’as pas d’excuses pour ne pas y aller et te régaler !

L’intelligence de ce film est de ne pas prendre les spectateurs pour des cons, émergeant à 1000 coudées des autres tentatives du genre. Car « Ça » a une âme, est incarné, les jeunes personnages ont de l’épaisseur, rendant crédible ce qui se déroule sur l’écran. L’histoire est maîtrisée, cohérente. Les enfants ont des attitudes et des réactions d’enfants. Les jeunes héros qui forment le Club des Ratés (The Losers Club en V.O.) ont tous des tares physiques ou psychologiques, des meurtrissures ou des phobies ce qui les rend d’autant plus concrets, ancrés dans le réel, consistants (c’était bien sûr déjà tout le sel du roman du King et Muschietti le retranscrit très bien). Les acteurs sont d’ailleurs épatants, incroyables de justesse pour la plupart.


Pennywise (Grippe-Sou en VF) est une pure réussite, Bill Skarsgard l’interprète avec une noirceur fun incroyable, mélangeant avec talent flow hypnotique et hystérie détonante. Chacune de ses apparitions tord l’écran en deux.

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Mais c’est néanmoins la ville de Derry (lieu de l’action) qui s’avère encore plus dérangée et flippante que le clown car ses habitants sont pour la plupart particulièrement tordus et dangereux. Le contexte « réaliste » s’avérant parfois plus effrayant que la partie « fantastique ».

La photographie magnifique et les plans somptueux amplifient cette impression de mise en abîme et de malaise distillée par les images ; Benjamin Wallfisch fait un travail remarquable sur la bande-son. La musique est sinueuse, rampe tel un serpent, s’enroule autour de vous, prête à vous sauter à la gorge pour vous mordre dès que l’occasion se présentera. Fuyez pauvres fous…

Évidemment, on sent que « Stranger Things », à qui il emprunte un de ses acteurs (Finn Wolfhard), est passé par là. Le mega hit de Netflix qui a ravivé la flamme de la nostalgie eighties lui a balisé le terrain mais pas seulement tant les références sont nombreuses, voulues ou pas. C’est en tous cas ce que nous raconte notre inconscient collectif.
Car « Ça » n’est évidemment pas sans évoquer « E.T. » (Les déplacements et courses en vélo des gamins), « Stand By Me » (La recherche d’un cadavre pendant les vacances d’été) voire « Les Goonies » (pour le côté vannes déjantées).


De plus, l’ajout de morceaux phares des années 80 contribue fortement à l’empathie et l’émotion que vont ressentir les quadras/quinquas à sa vision sans se couper des jeunes puisque les personnages principaux sont des ados. En fait, « Ça » s’adresse à tous les publics avec des lectures différentes selon son âge ou son vécu. Son succès délirant au Box-Office américain le confirme. Si vous êtes un habitué de ces pages, vous savez que ce film est en train de battre tous les records jamais atteint par un film d’horreur (sinon cliquez là !).

Il cartonne tellement qu’une suite est en chantier sans que ce soit de l’opportunisme puisque Muschietti a découpé le roman en deux. Ce premier volet suit les aventures de nos héros enfants tandis que le second volet s’attardera sur les mêmes personnages adultes. JOIE !

 

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Plus que des quatrièmes de couverture, plus que des résumés de films, c'est de la passion et de l'émotion que vous découvrirez ici.

14 Comments on « Ça » de Andy Muschietti – La chronique qui a avalé un clown ! COUP DE CŒUR !

  1. Et dire que depuis la sortie du livre dans les années 80 beaucoup disaient qu’il était inadaptable. La preuve que non !
    Va falloir que je vois ça, pour une fois 😉

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai lu plein de Stephen King, mais Ca m’a toujours fait peur, je ne l’ai jamais ouvert. Du coup, aller voir le film, ou pas? Je connais l’histoire (merci Wikipedia), mais vu comment j’ai été traumatisée par mes autres lectures de King, je me demande si c’est judicieux…

    Aimé par 1 personne

  3. ÇA y’est 😉 J’en sors et j’ai beaucoup aimé ! J’ai à peine eu peur tellement habituée aux ambiance de Stephen King.
    Tout ce que tu dis est très juste: j’ai beaucoup aimé l’ambiance et les relations de cette bande attachante. Je trouve que le propos est très linéaire et facile à interpréter d’où l’absence de terreur. Un psy devrait avoir de quoi faire devant ce film: les souffrances causées par les complexes des enfants, les peurs inhérentes à l’enfance, les parents devenus mauvais en devenant adultes… bref, Stephen King est un immense conteur et le film est dans ses traces: à la hauteur.
    Un bon moment de cinéma.

    Aimé par 1 personne

  4. Enfin une version digne de ce nom!
    Après la catastrophique adaptation de La tour sombre, je dois dire que ça fait un bien fou!
    J’ai trouvé les personnages si parfaits que j’ai eu la sensation de me replonger dans cette lecture d’adolescence qui m’a bien évidemment beaucoup marquée!

    Aimé par 1 personne

4 Trackbacks / Pingbacks

  1. Box-Office US du 24/09/17 : Un nouveau roi de la Colline et un record pour « Ça » ! – Cest Contagieux!
  2. Box-office US du 01/10/17 : Çaperlipopette ! « Ça » toujours sur la haute marche du podium ! – Cest Contagieux!
  3. Box-Office US du 08/10/17 : « Blade Runner 2049 » : le fils de la revanche du replicant ! – Cest Contagieux!
  4. Box-Office US du 22/10/17 : « Boo 2! A Madea Halloween » est le succès surprise devant « Geostorm » ! – Cest Contagieux!

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