« Sans Raison… » de Mehdy Brunet – La chronique qui crie vengeance !

Sans Raison… Medhy Brunet
« Des Salopards s’en sont pris à ma famille, je vais buter les salopards. » Punisher Time !
Voici le pitch résumé en quelques mots. Ça pourrait paraître sec, un peu simpliste mais sous la plume de Mehdy Brunet, c’est efficace !
Et quelle plume ! Pour un premier roman, c’est saisissant de maîtrise, l’auteur enclenche les mots dans la culasse comme on enclenche des balles dans un flingue et vide son chargeur sur le lecteur qui, décontenancé, ne peut que subir la furie et la colère froide de Josey Kowalski, père et veuf éploré.
Inspiré du film « Un justicier dans la ville » et des « Vigilante Flicks » des années 70/80, c’est Charles Bronson et tout un pan du cinéma de genre qu’on ressuscite.
« Sans Raison… » est une plongée dans la fureur. Une perte de repère et un craquage complet attisé par le chagrin et un sentiment d’injustice et d’impuissance. C’est un thriller court, concis, sans temps mort. Mehdy Brunet joue le rythme avec talent au tempo rapide comme une double pédale de grosse caisse.
Ce roman interroge. Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour obtenir réparation ? Se faire justice soi-même est-il acceptable dans une société « civilisée » ? La vengeance est un voyage sans retour et ne laisse personne indemne. On dit souvent que celui qui la cherche creuse deux tombes, celle de sa victime et la sienne (Confucius – Vème Siècle avant notre ère). Chacun se fera évidemment son opinion.
C’est aussi l’occasion pour l’auteur, et ceux qui connaissent sa page Facebook le savent, de rendre un vibrant hommage à Clint Eastwood. En effet le nom du personnage principal est la contraction de Josey Wales, héros d’un western réalisé par Clint et de Walt Kowalski, le vétéran amer de « Gran Torino ».
Alors, bien sûr, le contenu est prévisible et la route linéaire. On pourra reprocher un manque de twists pour muscler le suspense ou on pourra au contraire saluer la non-dilution de l’intrigue. C’est selon. Ce qui est sûr, c’est que ce premier roman est efficace, brut et sans concession. Et que le second devrait mettre à genoux les lecteurs si l’auteur garde sa constance et cette qualité.
4ème DE COUV’
Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient. Je m’appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend. Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d’assister, impuissant, à la naissance d’un prédateur.
En voilà des références ! J’avoue que les vieux Charles Bronson ne me séduisent pas vraiment mais par contre quand tu me dis Clint Eastwood je vibre! ( à part Américan sniper qui m’a gonflé au possible… ) mais Gran Torino! Je dis OUI !!
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Alors fonce 😉
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C’est très bien ecrit en plus 🙂
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Encore un que je note. Décidément ma liste d’envie grandit à chacun de mes passages.
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Ca me remplit de joie 😀
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