News on fire

« Les Sept Mercenaires » d’Antoine Fuqua – La chronique qui tuerait pour de l’argent !

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Les 7 Mercenaires – Antoine Fuqua

Le Pitch : L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

Installe-toi confortablement mon ami(e), prends tes Popcorns et embarque-toi pour une chevauchée fantastique au cœur de l’Ouest à travers les plaines sèches et arides et les grands espaces verdoyants. Tu les sens tes cheveux vibrer au vent tandis que tu galopes sur ton mustang ?

À L’OUEST RIEN DE NOUVEAU ?
Apprête-toi a vivre des émotions vivifiantes, à retrouver des souvenirs de jeunesse enfouis sous un monticule d’années. Ca fait du bien de dépoussiérer le genre et de remettre le western au goût du jour n’en déplaise aux blasés.

D’ailleurs, quand on lui pose la question sur la pertinence et l’utilité de refaire un film existant, Ethan Hawke (qui joue dans le film) répond : « c’est étrange ce procès fait au cinéma quand on sait que cela fait des siècles que des acteurs différents continuer de jouer Othello. »
Pas faux et en même temps, 90% des remakes sont inférieurs au film originel, tout simplement parce qu’en général ils manquent d’une vision, d’un parti-pris ou d’une démarche sincère.

UN FILM À L’OUEST !
Antoine Fuqua ne cède pas aux sirènes du tout numérique et la modernisation à tous crins. C’est un western old school qu’il nous propose. Le film prend son temps, la réalisation est académique. Pas de montage cut, de rythme effréné. Fuqua découpe ses scènes d’action avec soin et conserve une lisibilité sur l’ensemble de son métrage y compris sur les combats. Tellement rare de nos jours, où les blockbusters aux caméras épileptiques rendent incompréhensible la moindre scène d’action (tout le monde n’est pas Georges Miller qui lui arrive à prouver l’inverse. Mais c’est du talent rare).

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Les Sept Mercenaires – Antoine Fuqua

Et ce casting : Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Byung-Hun Lee, Vincent D’Onofrio (sublime personnage de l’ours et cette voix qui pousse dans les aiguës pour renforcer le côté allumé du rôle). Le film assume son caractère choral et n’est pas un vaisseau destiné au seul Denzel Washington (à l’inverse d’un Suicide Squad où tout était centré sur Will Smith et Margot Robbie).

Finalement, le vrai parti-pris du film est d’avoir placé un acteur afro-américain en tête du film. Sans que cela sente le racolage comme Will Smith dans « Les mystères de l’Ouest » ou Michael B. Jordan dans « Les quatre Fantastiques ». Denzel Washington nous délivre d’ailleurs une composition sobre, impeccable et cohérente.

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Les Sept Mercenaires – Antoine Fuqua

D’ailleurs, la différence majeure réside dans le casting multi-ethnique de la version 2016. Un Black, un mexicain, un indien et un Coréen et seulement 3 blancs. Ce qui n’était pas du tout le cas de la version de 1960 de Sturges où le bad guy était joué par Eli Wallach (mal) grimé en mexicain (!). Le film est vraiment ancrée dans l’époque et reflète le visage de l’Amérique contemporaine. Évidemment, « Les Sept Mercenaires » est moins politisé que « Django », Fuqua n’est pas Tarantino et les motivations ne sont pas les mêmes. Fuqua cherche avant tout à se faire plaisir et à faire remonter les émotions de l’enfance. Du coup, les méchants sont très méchants et les gentils très gentils. C’est basique mais ça marche !

Après, tout n’est pas parfait, il y a des longueurs, notamment lors du recrutement des 7 compères, probablement la partie la plus faible du film. Elle est paradoxalement longue alors qu’elle développe étonnamment peu les personnages… Et que cela retarde la partie que tu attends avec impatience en trépignant sur ton siège : L’affrontement entre les mercenaires et la bande de desperados.

Allez hop, je remonte sur mon mustang et m’en vais chantant vers le soleil couchant : « I’m a poor lonesome cow-boy » !

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Plus que des quatrièmes de couverture, plus que des résumés de films, c'est de la passion et de l'émotion que vous découvrirez ici.

12 Comments on « Les Sept Mercenaires » d’Antoine Fuqua – La chronique qui tuerait pour de l’argent !

  1. Ok, je te paie pour pas que tu me tues ! 😆 On jouera toujours les mêmes pièces au théâtre, justement parce que c’est le théâtre !! Là, l’acteur fait toute la pièce, dans un film, il y a trop de composants en plus.

    Mais bon, il défend le film comme il peut, l’homme. Malgré tout, je le verrai juste pour voir si je trouve que ça en valait la peine ou pas 😉

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    • Je ne suis pas d’accord avec toi, je ne suis pas sûr que les premières pièces de théâtre furent créées par leurs auteurs dans cette optique !
      La différence c’est que cet art, le théâtre, a des siècles et des siècles d’existence et il est rentré dans les mœurs qu’il est normal pour ce format d’être interprété par différentes personnes (Mais c’est peut-être parce que les gens qui les ont écrits voire interprétés sont morts aussi depuis des siècles et qu’il n’y avait aucun matériel technologique pour conserver ces performances).
      Le cinéma est beaucoup plus jeune et donc lui se prend ce procès parce les gens ont vu ces films dans leur jeunesse avec d’autres acteurs, d’autres directions artistiques ; films qu’ils chérissent désormais précieusement comme une madeleine de Proust (ce qui est tout à fait naturel) et que tu peux les revoir à volonté puisque le cinéma a justement cette technologie qui permet de conserver ce qu’il crée.
      De nos jours, tout le monde adore le « Scarface » de De Palma alors qu’il est un remake d’un film des années 30 et qu’en plus il fut vilipendé à sa sortie et traité de mauvais film.
      Après, je ne cherche pas à défendre spécialement les remakes qui dans 90% des cas comme je le dis dans ma chronique sont mauvais mais pour expliquer que la justification de Ethan Hawke ne me paraît pas si incongrue mais au contraire pertinente.
      Voilà ma Belette 🙂

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      • Hélas, oui, les pièces jouées ne furent pas toutes filmées et conservées… surtout dans l’Antiquité 😆

        Mais une pièce de théâtre tient aussi beaucoup à ses interprètes et parfois, les nouvelles interprétations sont mieux que les anciennes…

        Pour Scarface, ma foi, rien ne vaut le roman ! Lui au moins il se passe au temps de la prohibition et pas avec de la drogue comme le film de De Palma.

        Tu sais, comme moi, que les gens sont changeants et que ce qui était de la merde en 70 est devenu culte ensuite… ils suffit que la majorité dise que c’est génial et les moutons de Panurge suivent et si c’est le contraire, ben ce sera de la merde.

        Mais parfois je me demande l’avantage de faire des remakes des anciens films… sauf si c’est pour balancer des effets spéciaux à déchirer sa race parce qu’à l’époque, ils n’en avaient pas (Godzilla, king kong, ben hur….).

        mais bon, ceci n’est que mon avis et si certains films ont évolués en bons avec le remake, le contraire est plus souvent au menu ! 😉

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      • Je te rejoins totalement sur chacun de tes points
        Et le Ben-Hur est un excellent exemple d’un remake raté. Meme la course de chars est plus angoissante et mieux tournée que dans le remake malgré l’évolution de la technologie. Cest fouuuu !!!

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      • Ça alors, c’est le genre de truc qui me troue le cul ! Avec les moyens de maintenant, ils ne sont parfois pas capables de faire mieux que les anciens !

        Attention que trop de technologie enlève parfois de la profondeur à l’acteur car il est devant un truc tout vert et doit imaginer ! Certains ont du mal…

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  2. Salut David, tu poses bien le problème et tu indiques les raisons pour lesquelles je ne vais plus au cinéma. Pas de nouveauté, pas de talent, une pauvreté de vision qui se cache derrière des effets spéciaux inutiles. Bon, je me lâche parce que c’est vendredi et que je suis fatigué ! donc excuse moi et détruis mon avis si tu le veux. Ma question est : Pourquoi refaire une copie (fut elle bien ou pâle ?) de ce gigantesque film original (même si je ne le considère pas comme un chef d’oeuvre). Je garderai toute ma vie des scènes magiques et des visages (Bizarrement, Yul Brynner, bien sur mais surtout Robert Vaughn plus que Bronson). Quand j’ai vu la bande annonce, car je me suis quand même posé la question, cela n’a fait que me conforter dans l’envie, le besoin surtout d’ouvrir un livre. En fait, j’ai juste envie de dire aux gens : allez voir ce film puis, dans la foulée, regardez l’original. Désolé pour cette mauvaise humeur, mon ami.

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    • Coucou mon Pierre !
      Mais jamais je détruis les avis des lecteurs ici ! Tu as parfaitement le droit de donner tes ressentis et surtout de ne pas être d’accord 😉

      Je comprends parfaitement ton point de vue tant la version de Sturges et son casting de ouf (Ah moi aussi j’adorais le trop rare Robert Vaughn) a émerveillé ma jeunesse. Où je te rejoins complètement, c’est que la version de 2016 donne une fabuleuse envie de revoir la version de 1960 et les trognes de Yul Brunner et Steve McQueen 🙂 🙂

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    • Je suis bien d’accord avec vous sur cette tendance lassante de refaire à toutes les sauces, des films qui ont déjà faits et très bien faits. Malheureusement le cinéma n’a pas d’imagination en ce moment. Au moins cette reprise aura-t-elle le mérite de ne pas être catastrophique comme certaines.

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  3. Un film plaisir, un bon casting, un réalisateur qui sait encore tenir sa caméra et faire des plans ! Diable mais c’est séduisant ! Où est mon mini-poney ?

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  4. Comme tu sais j’ai vu training day récemment et je viens d’acquérir The Equalizer, on peut dire qu’Antoine Fuqua a ses têtes, Denzel Washington en particulier mais également Ethan Hawke. J’aime bien évidemment 😉

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8 Trackbacks / Pingbacks

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