« Loupo » de Jacques-Olivier Bosco

Oh putain, elle claque ton écriture Bosco ! Elle est sèche, affûtée, file des mandales et roue de coups les estomacs. Elle s’adresse viscéralement aux tripes et tabasse le chaland sans concession. Dès les premières pages, les premières lignes, ca clique, ca claque, ca percute. C’est plus collant qu’un chewing-gum, ça te colle aux doigts et pas possible de s’en dépêtrer avant la dernière page. Écrite à la première personne, l’écriture serre au collet son personnage, s’immisce dans ta tête de lecteur et déroule une majestueuse histoire humaine de vide, de rien, de vie gâchée… Les lignes de basse reviennent souvent dans le livre. Loud. Grasses. Puissantes. Le mastard à la batterie enchaîne les tempos à base de double caisse. La gratte part en vrille. C’est rock, c’est punk, nihiliste oui, mais du genre gros doigt d’honneur. Avec une bande-son digne de ce nom. Mais c’est un livre, me direz-vous ? Le talent de Jacques-Olivier Bosco, c’est de la mettre en mots, en images et de vous la marteler dans votre crâne cette musique. Et c’est de la bonne : Metallica, Prodigy, Sisters of Mercy, Placebo et un surtout un putain final vibrant sur « Better Living Through Chemistry » des Queens of The … Lire la suite « Loupo » de Jacques-Olivier Bosco